Futuna disent « non »à toute mission sur les ressources sous-marines !!!

Written by on 14 septembre 2018

 

Les chefferies de Futuna disent « Non » à toute mission sur les ressources sous-marines

Les deux autorités coutumières de Futuna ont rencontré les missionnaires de l’IRD, institut de recherche et de développement. Une rencontre très attendue. Elles ont clairement dit « non » à toute autre mission sur les ressources minières sous-marines aux larges de Futuna.

Les chefferies ont rappelé leur opposition à toute mission © WF la 1ère
Les chefferies ont rappelé leur opposition à toute mission
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Les deux autorités coutumières de Futuna sont au rendez-vous ce jeudi 13 septembre 2018 à la délégation pour rencontrer les missionnaires de l’IRD, l’institut de recherche et de développement. Une rencontre très attendue par les autorités coutumières et qui a pour but d’éclairer et d’échanger sur l’objectif de la mission et ce qu’il en est des ressources minières sous-marines.

La question sur les ressources minières sous-marines a été émanée depuis l’année 2010. 3 campagnes d’exploration des fonds marins de la ZEE ont été menées dans les années 2010 et 2012 sans consultations des autorités coutumières et de la population. Là se pose le problème de communication entre l’Etat et le territoire, selon Valelia Munitoke, sociolinguiste et membre de la mission IRD:

« 1er problème, d’un côté l’Etat français commence à dire, mais non c’est très simple la terre c’est la coutume, la mer c’est la ZEE, c’est le cadre juridique européen, donc on a une espèce de coupure entre la terre et la mer et puis de l’autre côté on a l’esprit polynésien pour lequel la terre, la mer c’est la même chose ».

Le Sa’atula est le ministre coutumier de Sigave l’un deux royaume de Futuna:

« on a dit dernièrement au préfet que cette terre où nous sommes descend vers le bord de mer et descend jusqu’aux limites internationales qui est la zone exclusive, c’est à nous ce n’est pas à la France ».

De son côté le Roi Keleta’ona du royaume de Sigave ajoute :

« Nous sommes de nationalité française, certes, mais pour ce qui est du foncier, toutes discussions doivent être faites avec nous, pas avec l’Assemblée Territoriale. »

Au bout de 2 heures d’échanges, les autorités coutumières ont exprimé leur désaccord et le pourquoi.


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